La France accentue ses efforts pour renforcer sa souveraineté numérique, en prenant des mesures significatives dans le domaine des technologies de l'information et de l'intelligence artificielle (IA). Ces initiatives visent à protéger les infrastructures critiques et à sécuriser les données sensibles, tout en promouvant des solutions technologiques locales.

Migration vers Linux : un virage stratégique pour la sécurité numérique

En avril 2026, la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) a annoncé une migration massive de tous les ministères gouvernementaux de Windows vers Linux. Cette décision vise à garantir une plus grande souveraineté numérique et à réduire la dépendance vis-à-vis de logiciels étrangers. Linux, en tant que système d'exploitation open-source, offre une transparence et une flexibilité accrues, ce qui permet une meilleure sécurité et une adaptation plus facile aux besoins spécifiques de l'administration publique. Cette transition est perçue comme un moyen de renforcer la résilience des systèmes informatiques contre les cyberattaques et de renforcer l'indépendance technologique de la France.

Nationalisation de Bull et mesures de sécurité pour l'IA

En parallèle, la nationalisation de Bull, le géant informatique français, a été annoncée en avril 2026. Bull, connu pour ses supercalculateurs utilisés dans la dissuasion nucléaire, revient sous le contrôle de l'État après avoir quitté le groupe Atos. Cette décision vise à protéger un savoir-faire stratégique pour la souveraineté nationale, en évitant les risques liés à la santé financière fragile d'Atos. Cette nationalisation fait écho à celle de 1982, soulignant l'importance de maintenir des compétences essentielles en France.

Dans le domaine de l'IA, des mesures de sécurité renforcées sont également au cœur des préoccupations. OpenAI a récemment déployé une mise à jour obligatoire pour ses applications macOS après la découverte d'une faille dans la bibliothèque Axios. Bien que l'entreprise n'ait constaté aucune intrusion, cette mise à jour est une démonstration de la vigilance accrue nécessaire pour prévenir les cyberattaques. De plus, Anthropic a restreint l'accès à son dernier modèle d'IA, Mythos, à une cinquantaine d'entreprises pour minimiser les risques de cyberattaques. Ces initiatives montrent que les entreprises technologiques sont de plus en plus conscientes des dangers potentiels et prennent des mesures proactives pour sécuriser leurs systèmes.